Un nouveau partenariat pour relancer le Port Autonome de Cotonou
C’est officiel. Le Port autonome de Cotonou (Pac) et celui d’Anvers en Belgique sont officiellement liés part un contrat de gestion. Le document matérialisant cette convention de partenariat a été officiellement signé au palais de la Marina de Cotonou hier Lundi 08 Janvier 2018 sous l’égide du Chef de l’Etat béninois, Patrice Talon. La partie belge était représentée par une délégation conduite par le Directeur du service public fédéral des affaires étrangères de Belgique lors du paraphe de cet accord de trois ans renouvelable deux fois.
Le Gouvernement de Patrice Talon veut faire donner au Port autonome de Cotonou (Pac) toutes ses potentialités. Pour ce faire, il a signé avec le port d’Anvers un contrat de gestion. Ainsi, le poumon de l’économie béninoise va bénéficier de l’expertise internationale de cette plate-forme portuaire de renommée mondiale.
Kristof Waterschoot, l’administrateur délégué du port international d’Anvers, se dit très confiant et rassure le peuple et le gouvernement béninois. L’idée en générale, dit-il, est d’accompagner le Pac avec l’expertise du port d’Anvers. « Nous avons réfléchi ensemble avec le Président de la République du Bénin sur les moyens de réaliser l’ambition commune des deux parties contractantes de faire du port de Cotonou le port le plus performant de la sous-région ouest-africaine. Selon ses propos à l’issue de l’audience, « la gestion du Pac sera revue de fond en comble : sur le plan de l’informatisation, sur le plan de la modernisation des infrastructures et sur le plan organisationnel, il y a beaucoup à faire ». Il compte, pour réussir la mission qui est la sienne, sur l’expertise locale qui ne demande qu’à être mise en valeur.
« C’est un contrat très important qui marque un tournant décisif dans le cadre de la gestion technique du Pac » va renchérir Cyr Koty, le Ministre béninois des Infrastructures et des Transports du Bénin. Il a joutera que les indicateurs de performance seront définies ensemble avec les belges dans les tout prochains jours. Ils serviront d’orientation et de guide pour les activités qui seront développés au cours des trois prochaines années.
Le premier challenge des belges sera de faire revenir les opérateurs économiques des pays de l’hinterland qui ont abandonné le Pac au profit d’autres ports de la sous-région. Un retour essentiel à la réussite de leur mission. Il convient de rappeler qu’il y va du bien-être des milliers de Béninois qui vivent directement ou indirectement des activités liées au Pac.
✍ Iris AGOLI-AGBO